Freud et la naissance de la psychanalyse

À la fin du XIXème siècle, S. Freud commence à développer la psychanalyse à partir de son travail clinique auprès de patientes hystériques. À l’époque, ces patientes étaient considérées comme des sorcières ou des simulatrices, aucun traitement n’était donc envisagé pour les soulager de leur souffrance.faire une psychanalyse pas cher paris 9

Il s’appuie sur les travaux de J-M. Charcot pour prolonger l’idée d’une causalité psychique des phénomènes hystériques. Il découvre que les symptômes hystériques sont liés à l’influence dans le présent de traumas psychiques anciens. Les traumas psychiques renvoient souvent à des représentations, des pensées désagréables et inacceptables pour le moi ayant causé des affects pénibles. Ces affects n’ont pas été suffisamment abréagis, c’est-à-dire exprimés par la parole. C’est le surcroît d’excitation engendré par ces affects non déchargés qui est converti après-coup en un phénomène corporel. Les représentations liées à ces traumas psychiques et à ces affects sont poussées hors de la conscience : c’est le refoulement.

Inspiré par les travaux de H. Bernheim et J. Breuer, S. Freud utilise d’abord l’hypnose pour retrouver les causes refoulées des symptômes hystériques. Il réalise les limites de cette méthode avec Emmy von N. chez qui elle ne permet pas d’éliminer durablement les symptômes puis avec Miss Lucy R. qui n’est pas sensible à l’hypnose. C’est en se laissant guider par les patientes qu’il développe une nouvelle méthode : « Alors elle me dit d’un ton fort grincheux que je devais, non pas toujours demander d’où venait ceci ou cela, mais la laisser raconter ce qu’elle avait à me dire » (Études sur l’hystérie, 1895). Il les invite alors à s’allonger et à parler leurs pensées : c’est l’association libre. Ainsi, ils parviennent à remonter la chaîne associative mettant à jour les souvenirs pathogènes accumulés.

S. Freud remarque déjà à cette époque que les patientes résistent à associer, à savoir sur leur désir inconscient, en fait elles résistent à renoncer à la maladie, ce qui complique le processus thérapeutique : ce sont les résistances.

S. Freud consacrera sa vie à approfondir sa théorie psychanalytique et ses techniques. Il les remettra en question à chaque fois que la clinique le lui imposera. Son oeuvre sera prolongé par les travaux de J. Lacan et d’autres psychanalystes contemporains.

Dr L. Mendes