XXXIIème colloque du RPH – Amour et transfert : au cœur de la clinique psychanalytique

amourOuverture (Lucille Mendes)

L. Mendes présente un cas clinique à partir duquel elle dégage les problématiques qui vont être abordées tout au long de la journée : la place des premiers objets d’amour dans le rapport amoureux, l’ambivalence amour/haine et son articulation avec la triangulation œdipienne, l’amour passion et son lien avec le désir, le manque, l’objet petit a et la castration et, enfin, l’amour de transfert et son maniement dans la cure.

 

L’objet cause du désir (Matthieu Julian)

Les relations amoureuses sont marquées par le complexe d’Œdipe. Amour et désir sont à distinguer ; l’amour renvoyant à l’amour qui était adressé à la mère ou reçu par elle et le désir à la perte de cet amour, à la notion de manque. Comment conjoindre amour et désir ? Le vrai amour, c’est maintenir du 2. Pour aimer, il faut que l’autre accepte qu’il manque et aussi que l’autre est manquant. Ce qui entretient le désir, c’est ce qu’il manque.

Dans la cure, le psychanalysant adresse de l’amour au clinicien (cf. cas Dora). L’amour de transfert est le plus grand obstacle de la cure mais aussi un levier très puissant. Lacan parle d’amour authentique et entier : le psychanalysant aime celui qu’il pense qu’il sait sa vérité. L’objet de la psychanalyse est l’objet petit a qui est impossible à avoir. Il est la cause du désir, il est la cause de la parole.

La sortie de la cure indique la naissance d’un sujet qui aime son inconscient.

Sujet supposé savoir ? (Julien Faugeras)

« Celui à qui je suppose le savoir, je l’aime » (Lacan).

Dans les relations amoureuses, il n’est pas rare d’entendre « c’est le seul qui me connaisse, qui me comprenne vraiment ». L’aimant attribue à l’être aimé un savoir sur ce qu’il est ou ce qu’il a de plus intime. Il y a un lien d’asservissement car l’être est soumis à la parole et au désir de l’autre.

J. Faugeras présente un cas clinique pour montrer comment un psychanalysant se sent contraint à venir aux séances mais comment il rejoue en fait dans sa cure chacune de ses relations.

La cure consiste à remplacer la névrose par la névrose de transfert pour pouvoir la soigner dans ce cadre. Le psychanalyste est placé dans une position de sujet supposé savoir qui est incompatible avec le sujet du désir. Il prend ainsi lui-même la fonction du symptôme et invite le psychanalysant à se savoir lui-même.

 

Je l’aime moi ! (Diane Sourrouille)

D. Sourrouille reprend, d’un point de vue théorique, les notions d’auto-érotisme, de narcissisme, de pulsion, de manque et d’objet petit a.

 

Maladies d’amour : Un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout ! (Laure Baudiment)

« Le transfert, c’est l’amour » (Lacan).

La libido est à un point de mirage entre Eros et Thanatos (amour/haine). L. Baudiment s’interroge à propos des choix amoureux et des effets de la psychanalyse sur la réussite de l’amour.

 

Les mirages de l’amour (Elodie Chopard)

E. Chopard présente un cas clinique à partir duquel elle aborde les notions de masochisme, de perversion, de culpabilité inconsciente et de résistance du Surmoi.

 

Possible ou impossible de l’amour dans la psychose (Ouarda Ferlicot)

Il n’y a pas d’amour sans désir et pas de désir sans manque. Aussi, dans la psychose, y-a-t-il la place pour un autre que le délire ? Dans la psychose, la libido trouve structurellement satisfaction dans le moi.

O. Ferlicot présente plusieurs cas cliniques.

 

Empêtré(e) de moi m’aime (Jean-Baptiste Legouis)

J.-B. Legouis présente le schéma de 1932 de Freud et le schéma du moi de F. de Amorim. Il montre par des cas cliniques les effets de la résistance du Surmoi.

Il finit son intervention par la lecture d’un poème de Julos Beaucarne : Femmes et hommes de la texture.

 

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Dr L. Mendes